6 juillet 2017

Quand le capitalisme investit l’agriculture biologique

Nous reproduisons ici un article de la rubrique écologie du numéro d’avril de la revue Démocratie&Socialisme

Il suffit dʼouvrir les yeux dans les rayons de nos supermarchés. Petit à petit, la grande distribution remplace des produits issus de lʼagriculture conventionnelle intensive, par des produits bio…
18 avril 2017

L’eau, bien commun de l’humanité

Nous reproduisons ici un article paru dans la rubrique « écologie » de la revue Démocratie&Socialisme de mars 2017.

En 2013, l’OMS(1), recensait quelques 768 millions de personnes, n’ayant pas accès à l’eau potable, soit 11 % de la population mondiale. Ce chiffre en baisse (ils étaient plus de 20 % il y a vingt ans) souligne les avancées en Asie, en matière d’accès à l’eau. Même chose du côté de l’Afrique sub-saharienne, où les progrès sont notables, mais inégaux.

Au Sud du Sahara, les progrès en terme d’accès à l’eau domestique en effet très différents selon les régions habitées, creusant encore le fossé des inégalités, notamment entre les personnes vivant dans les zones rurales et celles vivant dans les villes.

À celui de l’accès effectif à l’eau à usage domestique,


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13 avril 2017

Sanctuariser les biens communs : l’eau

Nous reproduisons ici un article paru dans la rubrique « écologie » de la revue mensuelle « Démocratie&Socialisme » (n°243 de mars 2017)
4 avril 2017

Qualité de l’air et qualité de vie

La pollution atmosphérique fait, chaque année, sept millions de morts. Des morts auxquels il faut ajouter un nombre inimaginable de malades. L’écologie n’est pas qu’abstraction, enjeu lointain qui permettrait de préserver la nature et le vivant, qui penserait aujourd’hui le demain des générations futures. L’écologie, c’est aussi notre propre qualité de vie.

New Delhi est devenue la ville la plus irrespirable du monde, partageant le podium avec Pékin, qui vit au rythme des alertes pollution. En Inde comme en Chine, le développement économique capitaliste, non régulé socialement et écologiquement, s’est fait aussi au détriment de la qualité de l’air et donc, de la qualité de la vie.

L’Europe n’est pas épargnée et les crises économiques ne sont pas étrangères à des pics de pollution atmosphérique, comme en Grèce où les habitants ont eu recours à des moyens de chauffage polluants,


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20 mars 2017

Contre la manipulation de la science par des industriels

Article paru dans D&S de décembre 2016

« Halte à la manipulation de la science ». Ainsi s’intitule une tribune parue dans le journal Le Monde fin novembre et co-signée par une centaine de scientifiques. Ils appellent à prendre des mesures urgentes pour prévenir des dangers des perturbateurs endocriniens pour l’homme et l’environnement, et dénoncent aussi les manœuvres visant à « déformer » les preuves scientifiques.

Après les climato-sceptiques qui contestaient les preuves scientifiques de l’origine humaine dans le réchauffement climatique, ces produits chimiques sont aujourd’hui la cible des « marchands de doute » peut-on lire dans cet appel. Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants (OMS,


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12 mars 2017

La France, mauvaise élève de l’écologie ?

Il avait fallu sept ans pour ratifier le protocole de Tokyo. L’accord de Paris sur le climat, lui, aura été ratifié en moins d’un an. Preuve que la question environnementale est devenue incontournable. L’accord de Paris s’appuie sur les promesses de chacun des États à réduire ses propres émissions de gaz à effet de serre. Une agrégation d’actions en somme, sans concertation préalable. Et la France ? Quels engagements en matière de fiscalité et d’investissement pour les énergies ?

Début novembre, le réseau action climat-France – RAC-F a adressé au gouvernement un « aide-mémoire pour la fin du quinquennat » , partant d’une réalité cruelle, la France, pourtant négociatrice de l’accord de Paris, est mauvaise élève : programmation pluriannuelle de l’énergie en deçà des ambitions affichées et engagements fiscaux incohérents.

Une programmation pluriannuelle de l’énergie bien décevante

Le décret PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) est paru avec une année de retard et il est incompatible avec la loi relative à la transition énergétique et la croissante verte (LTECV) qui prévoit de réduire de 20 % la demande d’énergie,


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4 mars 2017

L’obsolescence programmée

En France, l’obsolescence programmée est devenue officiellement un délit (loi de transition énergétique de 2015). C’est une avancée, mais avec une application bien complexe car le processus s’est généralisé avec des entreprises qui multiplient les nouveaux modèles.

L’obsolescence programmée est un processus par lequel les fabricants rendent un appareil caduque, en le rendant inutilisable ou « passé de mode ». Ce processus visant à réduire la durée de vie des produits, pensé dans un contexte alors même que les ressources naturelles paraissaient illimitées, s’est intensifié aujourd’hui.

Des industriels rusés

Ces trente dernières années, dans les pays riches, les industriels et les distributeurs ont gagné leur pari, celui de rendre indispensable l’acte d’achat de produits neufs, dans un rythme toujours plus soutenu. Entre l’indisponibilité des pièces détachées ou la sophistication des appareils, entre l’incompatibilité entre les produits ou la fragilité excessive de certaines productions,


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28 février 2017

Un monde fini et finissant

20 % de la population consomme 80 % des ressources énergétiques. La répartition des ressources, dans le monde, n’a jamais été aussi inégalitaire. Et au sein de chaque pays, les inégalités se sont accentuées. Dans un monde aux ressources finies, Capital et Nature s’opposent violemment.

Les écarts entre les pays sont alarmants et, la musique jouée par les pays riches aux pays les plus pauvres, est insoutenable. Si les effets du réchauffement climatique sont évidemment à mesurer à l’échelle de la planète, leurs impacts ne sont ni géographiquement, ni socialement neutres. S’ajoute à cela un terrible sentiment d’injustice, pourquoi ceux qui n’auraient jamais connu l’opulence, jamais baigné dans la croissance, devraient aujourd’hui se restreindre là où d’autre se sont gavés pendant tant d’années ?

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, les pays riches ont accentué l’exploitation des ressources,


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17 octobre 2016

Qualité de l’air et qualité de vie

La pollution atmosphérique fait, chaque année, sept millions de morts. Des morts auxquels il faut ajouter un nombre inimaginable de malades. L’écologie n’est pas qu’abstraction, enjeu lointain qui permettrait de préserver la nature et le vivant, qui penserait aujourd’hui le demain des générations futures. L’écologie, c’est aussi notre propre qualité de vie.

New Delhi est devenue la ville la plus irrespirable du monde, partageant le podium avec Pékin, qui vit au rythme des alertes pollution. En Inde comme en Chine, le développement économique capitaliste, non régulé socialement et écologiquement, s’est fait aussi au détriment de la qualité de l’air et donc, de la qualité de la vie.

L’Europe n’est pas épargnée et les crises économiques ne sont pas étrangères à des pics de pollution atmosphérique, comme en Grèce où les habitants ont eu recours à des moyens de chauffage polluants,


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15 septembre 2016

Un monde fini et finissant

20 % de la population consomme 80 % des ressources énergétiques. La répartition des ressources, dans le monde, n’a jamais été aussi inégalitaire. Et au sein de chaque pays, les inégalités se sont accentuées. Dans un monde aux ressources finies, Capital et Nature s’opposent violemment.

Les écarts entre les pays sont alarmants et, la musique jouée par les pays riches aux pays les plus pauvres, est insoutenable. Si les effets du réchauffement climatique sont évidemment à mesurer à l’échelle de la planète, leurs impacts ne sont ni géographiquement, ni socialement neutres. S’ajoute à cela un terrible sentiment d’injustice, pourquoi ceux qui n’auraient jamais connu l’opulence, jamais baigné dans la croissance, devraient aujourd’hui se restreindre là où d’autre se sont gavés pendant tant d’années ?

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, les pays riches ont accentué l’exploitation des ressources,


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