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GAUCHE DÉMOCRATIQUE & SOCIALE

📰   Actualités

Pour la liberté de la presse, solidarité avec Médiapart

La Gauche démocratique et sociale (GDS) tient à exprimer sa solidarité avec les journalistes de Mediapart. Les défendre contre le parquet, c'est défendre les libertés contre le virage de plus en plus ouvertement autoritaire du pouvoir en place, dont la légitimité ne cesse de s'éroder.

Ce lundi, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre le journal Mediapart pour "atteinte à l’intimité de la vie privée" d'Alexandra Benalla suite aux révélations de vendredi dernier par le journal d'éléments mettant en cause Benalla dans diverses affaires. Dans le cadre de cette enquête, deux procureurs assistés par trois policiers ont tenté de perquisitionner le journal mais, comme l'autorise la loi, se sont vus refuser l'accès par les journalistes.

Les faits survenus sont gravissimes et constituent un pas supplémentaire dans l'érosion continue des libertés mise en oeuvre par ce gouvernement depuis son arrivée au pouvoir. Clarifions d'abord les choses : Mediapart a révélé des éléments probants contre Benalla, tellement probants que les juges chargés de l'enquête ouverte contre lui ont demandé à Mediapart que le journal verse dans le dossier judiciaire les éléments dont il dispose. Aucun de ces éléments ne concerne d'aucune manière la vie privée de M. Benalla : dans les enregistrements révélés, celui-ci parle des affaires dans lesquelles il est mis en cause et dont aucune ne concerne sa vie privée. Le motif pour lequel l'enquête préliminaire a été ouverte - sans même que l'intéressé ne porte plainte qui plus est ! - est donc tout simplement ridicule. Le parquet a agi sans mandat du juge des libertés et de la détention, sans doute parce que celui-ci aurait refusé de délivrer un mandat de perquisition. Etant donné tous ces éléments, on peut deviner le vrai mobile du parquet (qui, rappelons-le, dépend de l’exécutif) : intimider les journalistes et surtout les sources qui leur fournissent des éléments incriminants. Il s'agit  d'une attaque contre la liberté de la presse.

Cette attaque s'inscrit dans le contexte des mesures liberticides et répressives que le gouvernement ne cesse de prendre depuis son arrivée au pouvoir : pérennisation de l'Etat d'urgence au mépris des principes élémentaires de l'Etat de droit, tournant répressif face aux gilets jaunes et militarisation des tactiques policières, loi antimanifestation en cours d'examen à l'Assemblée Nationale. Jusqu'où ira ce pouvoir dans l'érosion des libertés et dans sa stratégie répressive face au mouvement social ? Jusqu'à l'Etat policier pur et simple ?

L'agression subie par Mediapart souligne l'urgence absolue à construire le front le plus large possible en défense des libertés. Toutes les organisations démocratiques - partis, syndicats, associations - devraient unir leurs voix dans un combat commun.

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